Résistances

Étape 1. Être debout. Parler

La stature d’Homo (sapiens) est un foyer de libertés physiques et plurielles qui supporteront un jour des libertés mentales et parfois un sentiment de liberté tout court. Henri Van Lier. L’anthropogénie. A propos de l’Anatomie.

                                                                                                                                                                                                   Après Euphémismes, une comédie française, qui interrogent les aprioris de la langue médiatique et politique dans les discours sur l’immigration et leur répercussion sur le corps social,  la compagnie Mange ta tête poursuit sa traversée intime du politique avec sa nouvelle création Résistances, tentative d’hommage critique, scientifique et clownesque aux possibles de l’humanité.

A partir de L’Abécédaire de Gilles Deleuze, de L’Anthropogénie d’Henri van Lier et de la captation du procès de Klaus Barbie, Résistances est une recherche pluridisciplinaire sur la notion de résistance d’un point de vue physique, émotionnel, intellectuel, politique…Les problématiques interrogent pourquoi et comment un homme choisit de résister. Ou pas. Une histoire qui se déclinera de l’enfance, à la maturité, en quatre Etapes et sur plusieurs saisons.  Etape 1 : L’enfance: Être debout. Parler.  Étape 2. Aimer. Ou pas . Etape 3. Tuer. Ou pas. Etape 4. Alceste. Vania. Hamlet.

Résistances. Étape 1. Être debout. Parler


confluences

Texte et mise en scène Elsa Ménard.

Avec  Jérôme Buisson, Thomas Laroppe, Elsa Ménard.

Lumières Laurent Vergnaud.

Musique Jean Bordé

Les 29 et 30 novembre à 20h30 au Collectif 12, Mantes-la-Jolie.

Du 6 au 16 décembre (relâche le mardi 11) à 20h30. Les dimanches à 16h à Confluences, Paris 20

L’enfant ne cesse de dire ce qu’il fait ou tente de faire : explorer des milieux, par trajets dynamiques et en dresser la carte. Les cartes de trajets sont essentielles à l’activité psychique. Gilles Deleuze, Critique et clinique.

                                             

                              Nous allons partir du début, tenter de traverser « tout » ce qu’un enfant apprend.  Cette « carte » de l’enfance se définira déjà entre ces deux points, ce que l’enfant apprend et ce qu’il nous apprend. Des enfants qui sont trop présents, on dit parfois qu’ils sont étouffants alors que ce sont eux, sans doute, qui étouffent. Leur corps d’enfant est bien trop minuscule pour tout contenir. Ils semblent souffrir d’un manque d’espace corporel, alors ils s’étalent, ils prennent de la place, ils se mêlent de tout, font attention à tout. Plus leur corps absorbe plus ils ont du mal à se concentrer, à concentrer tout ce qu’ils tentent de contenir et qui finit par ne plus les maintenir en place, les empêche d’être entièrement à un endroit pendant un temps donné, que ce soit à l’école, en famille,  avec leurs amis, ils sont toujours là et ailleurs, présents sans pouvoir se poser, ni poser la bonne question qui en contient déjà tant d’autres.

L’enfant est hors sujet effectivement, alors qu’on le trouve envahissant, il est seul, dans un labyrinthe bien trop vaste, sans aucun fil d’Ariane pour le guider, si ce n’est cette farouche volonté de tout contenir, tout comprendre, en espérant peut-être que cela l’aidera pour être, à son tour, compris par le monde, pour ne plus en être seulement le contenant, pour ce genre d’enfant la réponse est aujourd’hui de plus en plus des médicaments mais toute enfance, à des degrés divers, n’en passe t’elle pas par là ? C’est ce genre de crise qui nous intéressera au plateau. Le caprice de l’enfant, devant les frustrations, l’échec, les peurs, les fatigues nous amènera également à travailler sur ce que sont les consolations. Et la façon dont l’enfant commence à se définir comme une entité corporelle unique se déplaçant dans un territoire donné ou construit et la façon dont l’enfant en sort et laisse, ou pas, entrer tout le monde. C’était déjà assez difficile d’apprendre à être là et debout et à parler : il faut bien que ça serve à quelque chose, non ? Définition du territoire…   Elsa Ménard

 

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Suivant son protocole de travail, la compagnie Mange ta tête s’attache à explorer de façon approfondie les thèmes et corpus proposés et mène parallèlement le travail d’écriture.

La compagnie Mange ta tête déclinera également en parallèle à la création de Résistances un atelier artistique et d’écriture de plateau à partir d’un questionnaire évolutif et mènera des interviews filmées. En rencontrant des personnes de tous les âges et des figures des résistances politiques passées et actuelles, il s’agit d’inviter tous ceux avec qui la compagnie travaillera (amateurs, personnalités, militants, enfants…) à les accompagner dans leur traversée. La compagnie envisage une restitution de ce travail, mise en ligne du questionnaire, projection des interviews, possibilité de les intégrer aux créations…

// Co-production Cie Mange ta tête, WIP-Villette, Collectif 12. En coréalisation avec Confluences. Avec l’aide à la production d’Arcadi. Avec le soutien de la Fondation de France, du théâtre Ephéméride.

Contact Administration / Elodie  : 06 74 97 26 44

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